Découvrez les différents projets de nos établissements

  • En 2018, Annouk Quilichini et Brice Hermite, soignants au CATTP de réhabilitation psychosociale de Montélimar, établissement de Sainte-Marie Ardèche-Drôme géré par l’AHSM, ont créé avec l’équipe de la structure et les patients du CATTP un jeu de questions / réponses pour permettre aux publics qu’ils accueillent d’être acteurs de leur santé.

    Pourquoi ? Ce jeu est né d’un constat : dans le CATTP, les patients sont en grande demande de parler de leur hospitalisation, de leurs traitements, des difficultés qu’ils rencontrent, des diagnostics, mais avaient envie d’aborder leurs difficultés d’une manière autre que l’entretien en face à face avec des acteurs de soins. C’est la phrase d’un des patients qui va lancer le projet : « L’apprendre dans un livre et le vivre, ce ne sera jamais la même chose ». Annouk et Brice réfléchissent alors à un outil thérapeutique ludique et collaboratif qui pourrait à la fois encourager le pouvoir d’agir (empowerment), favoriser le rétablissement et permettre au patient de mieux vivre avec sa maladie : Psycha’Quiz est né.

    Cela fait désormais trois ans que l’équipe du CATTP l’utilise pour animer des groupes de parole, avec des retours très positifs. Fort de leur expérience, Annouk et Brice sont persuadés que cet outil de médiation pourrait servir à d’autres que le CATTP notamment comme support lors d’ateliers d’éducation thérapeutique.

  • Depuis environ trois ans, le centre hospitalier Sainte-Marie du Puy-en-Velay, sous l’impulsion de Thibault Duchamp, travaille à la création d’une unité de musicothérapie. « Je suis arrivé au sein de l’établissement en tant qu’infirmier. J’étais musicien avant et j’ai effectué mon mémoire infirmier sur la prise en charge d’Alzheimer avec la musicothérapie », explique Thibault Duchamp, musicothérapeute, dans un article de l’Eveil.

    Si le centre hospitalier Sainte-Marie a pu aménager une grande partie de la salle de musicothérapie grâce au matériel dont il disposait, il lui faut se procurer des instruments de musique afin de proposer des activités variées à ses patients. Pour mener à bien son projet, l’hôpital Sainte-Marie Le Puy-en-Velay a mis en place un financement participatif. « Les fonds récoltés vont lui permettre d’acquérir des instruments ainsi que du matériel MAO (musique assistée par ordinateur) », précise Thibault Duchamp.

  • L’actuelle Unité intersectorielle fermée (UIF) du centre hospitalier Sainte-Marie de Rodez va être restructurée en Espace psychiatrique intersectoriel de crise et d’apaisement (Epicea) d’ici fin 2023. Au-delà du changement de nom, l’enjeu et le défi de ce programme architectural est de diminuer les sources d’anxiété et de stress des patients et de leurs familles dans des situations déjà rendues difficiles par la maladie et la crise. Le projet architectural de cette unité de soins s’inscrit dans une politique d’encadrement et de réduction des pratiques d’isolement et de contention avec la volonté d’offrir un lieu apaisant et rassurant aux patients.

    Ainsi, le pôle apaisement proposera quatre solutions de désescalade alternatives à l’isolement aux patients en état de crise. Dans ces moments-là, certains ressentent un besoin de dépense physique, d’autres sont sensibles à la musique, recherchent le repos dans un environnement englobant ou répondent favorablement à une immersion dans un ailleurs réconfortant procurant des émotions positives.

    Le pôle apaisement de l’Epicea se composera de quatre espaces :

    • La sphère d’apaisement : le design ovoïde de cette installation multimédia innovante doit favoriser l’immersion du patient anxieux ou tendu dans un environnement et une ambiance enveloppante, rassurante et multi sensorielle (musique, lumière, image). Le patient pénètre dans un globe, son premier pas se pose un sol meuble en mousse. Face à lui, un panel d’assises intégrées au mur offre différentes postures (assis, allongé, enveloppé ou dégagé) et s’ouvre vers un rapport visuel différent avec le soignant qui est toujours présent. En levant les yeux vers le dôme supérieur, le patient peut apercevoir un ciel étoilé, des variations de couleurs ou des images (forêt, champ de coquelicots…). Un environnement onirique virtuel projeté sur le dôme et choisi par le patient lors de son admission dans une gamme préconçue s’offre à lui. Des ambiances sonores apaisantes en lien avec les images mouvantes projetées achèvent de créer cet ailleurs apaisant.
    • La balnéothérapie : il s’agit d’une baignoire adaptée permettant des variations d’action de l’eau, d’ambiances lumineuses avec une diffusion musicale ou d’ambiance sonore apaisante.
    • L’espace de défoulement : les parois de cet espace, constituées de panneaux en mousses de différentes duretés, peuvent servir de mur de frappe traditionnel en offrant différentes résistances perceptibles par le patient à travers des variations de couleur. L’action ludique de se projeter soi-même sur le mur après une courte course ouvre des possibilités d’interaction avec l’espace et permet de se dépenser davantage.
    • Le jardin zen : dès l’entrée dans l’unité de soins, la perspective s’ouvre sur cet environnement agréable et verdoyant pensé pour permettre à la fois « l’être seul » et « l’être ensemble ». On y retrouve de micros espaces zen avec une variation des sols et des constituant des lieux d’échanges privilégiés entre le patient et le soignant.

    Ce pôle apaisement est le fruit de la recherche d’un espace humanisant autour du patient, ouvert aux perceptions et aux représentations positives. Il s’agit de transcender les codes de l’univers psychiatrique, de démystifier la problématique d’enfermement et en même temps de valoriser les capacités sensorielles des patients pour les aider à se projeter vers un extérieur redevenu sécure, vers un ailleurs perçu comme tangible et un devenir rendu à nouveau possible.

  • Depuis 18 mois, l’unité de soins ACACIA, service sécurisé qui accueille des patients chroniques présentant un handicap psychique lourd et un parcours complexe au sein du centre hospitalier Sainte-Marie de Rodez, s’est dotée d’un nouvel écrin architectural.

    Avec la volonté de marquer une rupture dans la dimension sécuritaire et fermée de cette unité, de réunir soignants et soignés autour d’un projet commun, de mettre en avant les capacités des patients, d’offrir un support à l’expression de leurs idées, émotions et vécus, le projet d’habiller les murs extérieurs de l’unité a émergé.

    Ainsi, accompagné d’un artiste local (Jokolor), l’ensemble des intervenants et patients débuterons au printemps 2023 la création d’une fresque murale commune. Ce projet, qui s’inscrit dans une dynamique collective veut permettre également de mieux « habiter » les lieux et témoigner du lien qui se crée et unit professionnel et usagers dans la maladie mentale.

    Pour mener à bien son projet, le centre hospitalier Sainte-Marie de Rodez met en place un financement participatif. Les fonds récoltés permettront d’acquérir peintures, couleurs et pigments ainsi que du matériel.